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Pierre Establet - Réflexions et projection

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RGPD : Faire d’une difficulté technocratique un atout de management pour votre développement !

25 Novembre 2019 , Rédigé par Pierre Establet

RGPD :  Faire d’une difficulté technocratique un atout de management pour votre développement !

Vers une solution intégrée, externalisée de votre responsabilité de gestion des données personnelles et un accompagnement à la fois de sa mise en oeuvre mais aussi de l'usage commercial des données.

 

Le RGPD, qu’est ce donc ? C’est une immense usine à gaz destinée à garantir la sécurité des données personnelles que vous confient vos adhérents, vos clients, vos patients, vos maisons mères, vos filiales, vos sous-traitants, vos partenaires, même « one shot », que la donnée soit numérique ou écrite, à l’ancienne…. Le tout dans un environnement où les ¾ des données collectées le sont par des micro-entreprises et le tissu associatif.

 

Or le RGPD – Règlement Général pour la Protection des Données, a des conséquences à la fois sur le plan financier (amende jusqu’à 4 % du CA mondial du Groupe), mais aussi judiciaires, pénales et civiles lorsque la jurisprudence se sera consitutée. 

 

Pour les Grands Groupes, assumer une « cellule RGPD », avec des postes budgétaires identifiés, c’est simple, si tant est que le groupe se donne réellement les moyens de construire un audit de ses données et un process de management de leur stockage, mais aussi une gestion amont/aval du devenir de ces données dans leurs filiales ou chez leurs sous-traitants. Et, ça, c’est pas gagné !

 

Là où le bât va blesser, c’est pour toutes les professions libérales, les micro entrepreneurs, les auto-entrepreneurs, les associations sportives, cultuelles, culturelles, sociales, les sous-traitants de filiales, les sous-traitants de sous-traitants, les professions de santé, les petits commerces, le commerce en ligne pour des artisans ou des créateurs, etc. qui, toutes, à un moment détiennent des données entrant dans la qualification des données RGPD.

 

Cela pose d’entrée de jeu la qualification de ces données. Est-ce une simple information sans véritable contenu (nom , prénom, adresse, téléphone, mail), ou bien y a t’il associées à la donnée des informations bancaires, de santé (un certificat médical d’aptitude), de commandes, d’ordres, de rendez vous, … Quel est son degré d’usage, comment le propriétaire de la donnée y aura t’il accès, en sachant que cela DOIT être en temps réel.

 

Cela pose ensuite la sécurité d’accès à ces données : l’ordinateur ou le simple registre du personnel, obligatoire dans toutes les entreprises, sur lequel est indiqué le numéro de sécurité social du ou des salariés, est-il accessible à tous, est-il protégé ? Ces données sont-elles sauvegardées et sur quel support ?

 

Enfin, cela pose la question du bon usage des données et de l’information faite à son propriétaire. Un exemple simple : un envoi commercial par emailing avec des adresses mails apparentes est une faute susceptible d’engager la responsabilité civile et pénal du gérant.

 

En sachant que chaque possesseur de données doit déclarer un DPO, en gros un responsable de la sécurité de ces données, ou bien en être « désigné d’office » et que, même si cela n’est pas encore écrit dans les textes, la jurisprudence cherchera la responsabilité de ce DPO, comment vont faire toutes ces entreprises où le patron et aussi le secrétaire, le producteur, le commercial, … ?

 

Une fois décrit ce scénario inquiétant, pour beaucoup charges complémentaires et dépenses à envisager, imprévues dans le business plan initial, il convient de relativiser le risque, de le border, et même d’en profiter pour se servir de cet obligation comme un d’un outil destiné à revitaliser son dynamisme économique.

 

Comme se border ? Tout d’abord en ne se cachant pas derrière « je suis petit, on me verra pas » ! En effet, la CNIL a tout pouvoir de contrôle. Elle peut se saisir d’elle-même ou être saisie par un de vos clients – qu’elle peut même être - , un concurrent, un salarié, un adhérent mécontent, etc..

 

La CNIL se questionnera, fera le tour de votre site Web (ça se fait en deux minutes chronos), vous demandera des comptes, là où vous en êtes, et, éventuellement, dépêchera l’un de ces 200 agents pour vérifier sur place (là c’est que ca commence à chauffer !). Beaucoup de temps à perdre, même si la CNIL, à l’instar des Cours des Comptes, préfèrera les organisations en progrès, qui se cache pas et joue la transparence, et aidera plutôt que sanctionnera (sauf faute lourde et délibérée). Répondre, c’est se protéger. Mais pour répondre, il faut montrer qu’on a pris le sujet à bras le corps, même  si on est en retard, mal préparé ou pris en faute. Et que l’on a documenté sa démarche (selon le vieil adage : « les mots s’envolent, les écrits restent »).

 

La seconde solution, pour les TPE, PME PMI, les Associations, les professions libérales,  c’est l’externalisation de cette responsabilité, celle du DPO, et dans l’accompagnement adapté de chaque producteur ou conservateur de données. Vous faire aider dans le management de la donnée dont vous vous servez pour travailler tous les jours. Trouver des solutions sécurisées et pertinents de transferts de fichiers, des hébergeurs robustes, agréés le cas échéants, à concevoir des fichier performant et facile à les modifier à la demande, dans l’immédiat d’un questionnement d’un de ceux dont les données sont dans le ficher.

 

Et c’est là que le RGDP peut devenir une redoutable plateforme de développement économique : en réfléchissant au RGPD, il devient possible de réfléchir à moindre coût à la pertinence du fichier et à éviter les envois massifs, inutiles, encombrant, dévastateurs en terme d’images de publicités de news lettres jamais lues, parce que non ciblées, non  demandées, qui encombrent notre boite mail, comme les publicité encombre, nos boites aux lettres préhistoriques, et nous mettent en colère.

 

Mieux cibler, mieux utiliser les données, en faire des statistiques, en déduire des comportements d'achat, ou, au contraire, comprend pourquoi un produit ne marche pas, voilà des pistes utiles ! Profitez-en : D’une technocratie, un outil de management !

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Communication en situation de crises : sortir de la crise pour reconstruire

8 Novembre 2019 , Rédigé par Pierre Establet

En 1999, après la catastrophe dans le tunnel du Mont-Blanc, sous l’impulsion de Pierre Dumontet, de Jocelyne Fouassier, de Sandrine Gourlet et de Bernard Candiard, l’Etat décide de prendre à bras le corps la communication publique en situation de crise.

 

Nous sortions alors des catastrophes de communication publique sur le nuage de Tchernobyl, supposé s'être arrêté aux Alpes, et sur l'affaire du sang contaminé, au moment où la médiatisation se faisait prégnante. Cela posait de sérieuses questions sur la parole publique.

 

La volonté "politique" qui en est sortie, n’a pas été portée par des dimensions politiciennes, mais par la volonté de rendre service aux citoyens, de prévenir des crises, et de sortir de celles qui surviennent par une attitude prospective, afin d’établir de quoi mieux gérer les suivantes et d’imaginer des solutions.

 

Recruté comme Chef du service presse au Ministère de la Transition Ecologique (qui a changé de nombreuses fois de dénominations), je suis immédiatement confronté  aux inondations dans l’Aude (qui font 12 morts), au naufrage de l’Erika, aux tempêtes de décembre 1999 (36 morts), au crash du Concorde à Gonesse, au naufrage du Ievoli Sun, à l’explosion d’AZF.  Au Bugg de l’an 2000, que je passe avec le "Colonel Moutarde" au 17èmeétage de l’Arche de la Défense.

 

Nous décidons de mettre en place des outils de veille, de communication immédiate à la fois pour informer et pour garantir la qualité de cette information. Nous avions imaginé un dispositif pour éviter les actuelles « fake news » et de garantir une information sérieuse, partagée et vraie.

 

Nous mettons - une petite équipe de 6 personnes  - en place un système d’alerte avec Météo France, des outils de communication par fax (et oui : ca date) et par mail, avec les Préfectures, les journalistes, les responsables élus, associatifs, les porteurs d’enjeux, les décideurs privés locaux. Nous avions décidé de jouer la carte de la transparence. 

 

Et, cela a très bien fonctionné : des inondations dans l’Aude et des tempêtes de 1999, Météo France a conçu un système d’alerte qui a diminué l’impact de ces évènements climatiques sur les populations ; du naufrage de l’Erika - le premier de nos outils s’appelait « Fax Erika » -est sorti une nouvelle règlementation européenne sur les navires transportant des carburants ; Des victimes de l’incendie dans le Tunnel du Mont-Blanc est sorti une refonte complète de la doctrine en matière de conception de ces ouvrages. 

 

En revanche, que dire des accidents industriels ? Quelles leçons ont été tirées d’AZF à Toulouse, quant on voit ce qu’il vient de se passer à Rouen ? Une communication publique balbutiante, un report de responsabilité d’un acteur à l’autre. Une fuite en avant, et la peur qui se réinstalle, à l’instar des crises sanitaires. La perte de confiance dans les institutions publiques.

 

Comme nous vivons aujourd’hui à l’heure des réseaux sociaux et de l’immédiateté et de l’universalité du partage de l’information, les effets des crises mal gérées sont délétères sur la confiance que les citoyens ont en la parole des institutions.

 

C’est cela qu’il faut reconstruire : redonner une parole publique crédible à la communication en situation de crise.

 

Cela ne passe pas par le détournement, sans doute illégal, des bornages des téléphones portables, mais par une implication encore plus intense des responsables de la sécurité publique dans la communication et la gestion des crises. Il faut nous appuyer sur les collectivités locales, les associer, les investir, les aider, pour former, alerter et assurer et rassurer les citoyens, et par gérer les situations de crises, sans rechercher le sensationnel : faire le job.

 

Les crises vont s’accroitre, à la fois par la médiatisation immédiate que les réseaux sociaux en font ; et d’autre part par la réalité des faits : notre société évolue vers le conflit. Changement climatique, changement économique, migrations de refuge, crises alimentaires, d’eau, d’énergie, logement, déplacements, consommation, …

 

Seules la proximité et la reconstruction de la confiance seront les gages de gérer ces situations de crises. A nous de nous réapproprier les outils pour réussir.

 

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Tiers Payant chez tous les professionnels de santé et Dossier Médical Partagé : une solution simple et économique.

6 Novembre 2019 , Rédigé par Pierre Establet

Depuis combien d’années parle t’on de  ces chimères du Dossier médical partagé et du tiers payant universel ? 

 

Le Dossier médical partagé c’est un espace dématérialisé dans lequel est stocké tous les examens, scanners, analyses, ordonnances, radios, rapports de consultation, accessibles par les praticiens, évitant les examens inutiles ou faits à plusieurs reprises et surtout, face à l’évolution professionnelle de plus en « itinérante » des personnes, garantissant un accès à leur dossier quelque soit le lieu où se trouve le patient. 

 

Depuis des années, de groupes projet en commissions, de réunions en comités, des experts, des élus, des ministres, des médecins, des informaticiens, ont engagé des centaines de millions d’euros en pure perte : ce dossier n’existe toujours pas, et n’est pas prêt de sortir de cette technocratie boulimique d’argent public.

 

Il faut résoudre 3 problèmes.

 

Le premier est de s’assurer que les informations stockées sont homogènes et renseignées de façon à pouvoir être utilisées par n’importe quel acteur de santé. Cela paraît simple, mais pour avoir audité plusieurs hôpitaux dans le cadre de leur système d’informations, on se rend compte de deux difficultés : d’une part, il y a autant de systèmes d’informations que de services, et tous ne sont pas compatibles entre eux ; d’autre part, chaque professionnel de santé à sa propre façon (ou bien est-elle imposée par le système d’information qu’il utilise) de nommer l’examen produit. Nom du patient, abréviation, pathologie, numéro produit aléatoirement, etc. Autant de noms rendant quasiment inexploitable l’examen produit.

 

Or, chaque individu disposant d’un numéro unique de sécurité sociale, il serait simple et cohérent que ce soit ce numéro qui serve base de nomination, suivi du type d’examen, de sa date et de son format. Une charte de nommage automatisé dans chaque système d’information (scanners, dopplers, radios, électrocardiogramme, ordonnances, …)

 

Le second est de garantir la sécurité des données médicales et permettre au seul patient d’autoriser ou non la communication totale ou partielle des données au professionnel de santé, lui-même ayant son propre espace sécurisé d'accès au dossier.  Cela impose des serveurs ultra sécurisés et une informatisation des professionnels de santé généralisée. Cela impose aussi un support de type Carte Bleue, apportant toutes les garanties de sécurité en terme de communication des informations.

 

Enfin, concernant la généralisation du Tiers Payant, sans refaire l’usine à gaz de reporter sur les médecins la charge ingérable de renseigner les mutuelles dans leur système, chaque citoyen ayant une carte vitale, il suffit de transformer celle-ci en carte de paiement selon les droits ouverts, à charge pour le patient de renseigner son numéro de mutuelle via une plateforme Internet, de chez lui, ou chez le professionnel de santé ou avec l'aide les services sociaux des collectivités, pour les personnes ayant des difficultés avec cette technologie. 

 

En bref, en créant un GIE Carte Vitale, de type Mastercard ou Visa, adossé à un système d’information robuste (de type bancaire), nous pouvons résoudre au plus simple, sans doute au moins cher, surement au plus rapide tous les problèmes posés : Un accès immédiat et dématérialisé au dossier de santé, pour le professionnel et le patient et le règlement immédiat des prestations grâce au tiers payant. 

 

Des groupements d’hôpitaux disposent de la capacité informatique et de l’expérience pour réussir ce type de projet, je pense au Mipih, par exemple, qui gère deux « Big data » en France et centralise déjà la gestion de 400 hôpitaux. Leur expérience et la maitrise de leur technologie feraient gagner pas mal de temps.

 

Question sécurité des données, entre le RGPD et la maitrise des systèmes d’information, qui démontrent tous les jours sa pertinence avec les paiements par carte bancaire, nous pouvons concevoir rapidement des plateformes parfaitement sécurisées : une carte patient, une carte soignant, deux codes secrets.

 

Ce système est vertueux parce qu’il résoud la « sur-prescription », qu’il garantit au citoyen une médecine « gratuite », qu’il donne une traçabilité en terme de santé publique – par exemple est-ce que les examens recommandés par la sécurité sociale pour éviter des maladies graves et chères à soigner est bien respectée - et sera source d’importantes économies en terme de traitement de dossiers ou de remboursement. 

 

Ensuite, se posera la question de la gouvernance du GIE, mais, là aussi, en faisant les choses simplement, en associant les représentants des caisses d’assurances et de mutuelles, ainsi que les élus, des représentants des corps médicaux et des patients, on peut  former une gouvernance placée sous le contrôle du Parlement et de la Cour des Comptes.

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Tourner les News Tech vers les enjeux des 10 milliards d’habitants en 2050.

2 Novembre 2019 , Rédigé par Pierre Establet

On connaît l’importance du numérique dans la communication, depuis les années 60 où le projet Internet servait à quelques scientifiques (et à l’armée) à la consommation numérique de loisir très majoritaire aujourd’hui.

 

Cette consommation, si elle apporte de nombreuses et utiles applications dans la vie sociale et culturelle, dans le divertissement et la création culturelle, pose pas mal de questions – au delà de l’usage fait par les GAFA et les Etats des données personnelles - quant à son empreinte énergétique et à son empreinte en terme de développement d’applications cruciales pour l’équilibre écologique, nutritionnel, médical et du vivant.

 

Quelle est la part de la recherche et du développement consacrée à la santé ou à la production alimentation locale dans l’immense bulle financière de l’économie numérique ? Difficile de l’estimer, mais sans doute très – trop – faible. 

 

Des technologies simples, efficaces, peu couteuses en énergie et utiles, par exemple, à maitriser l’arrosage des végétaux, la conduite d’un élevage, la disponibilité alimentaire dans des zones où elle n’est pas assurée. Utiliser les réseaux bas débit, comme ceux de start-up françaises, tant vantés dans la French Tech, pour relier des capteurs peu gourmands et très précis, c’est possible. Mais cela demande un accompagnement public important, un soutien simplifié des financeurs, de la BPI à l’Etat, des banques aux investisseurs privés. Et une implication constante des collectivités locales, de la mairie à la Région. 

 

Il faut de l’argent et de la simplification administrative et de l’intérêt, presque de la curiosité, de la part de nos médias et de nos décideurs !

 

C’est vers ces applications, qui créeront des emplois non délocalisables, qui permettront à des populations en pleine migration de trouver des solutions à leur maintien dans leur territoire, et de les accompagner dans leur développement social, que devraient se tourner la puissance industrielle, pilotée par l’Europe.

 

On entend parler de la fusion de Fiat et de Peugeot, créant le 4èmegroupe automobile mondial. Combien de personnes cela touche-t’il en réalité ? Quelques actionnaires, quelques salariés pour les projets industriels déjà vieux de 150 ans.  Des clients. Et pourtant, cela occupe tout l’espace médiatique.

 

Quand va t’on consacrer le plus de temps médiatique, le plus de moyens financiers à aider les PME, les agriculteurs, les Start-up qui se projettent sur les métiers des prochains siècles et dont la fonction est d’assurer les conditions vitales des enjeux de population ? La santé et l’alimentation devraient être au cœur des priorités, comme la prise en charge des générations dépendantes. 

 

Les technologies existent et elles n’attendent qu’une seule chose : des moyens et une volonté politique à l’échelle européenne. Un enjeux pour nos enfants et les leurs, qui va très au delà de Netflix, Peugeot Fiat et Facebook.

 

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Justice fiscale ? Justice sociale, vie citoyenne !

31 Octobre 2019 , Rédigé par Pierre Establet

Quand on sait que les ménages en France ont un revenu médian de moins de 30 000 euros annuels et que 60 % d’entre eux gagnent moins de 15 000 euros par an, on peut légitimement se poser la question de qui, proportionnellement, participe le plus à la dépense publique : Celui qui défiscalise, investit offshore, place et capitalise ou celui qui, en moyenne, consacre 12 % du salaire à payer la TVA ? 

 

Est-ce juste ? Est-ce égalitaire ?

 

La réponse est non, bien entendu, et les travaux de Thomas Pikkety, comme ceux de Maurice Halbwachs, avant guerre, actualisés dans les années 80 et 90 par Roger Establet et Christian Baudelot, le démontrent : la TVA est l’impôt le plus inégalitaire de tous les impôts.  Et il est payé par tous les citoyens, qu’ils soient français ou non. Plus on est pauvre, plus on en paye ! La TVA devrait être un impôt progressif sur la consommation ! D’une part il deviendrait équitable et d’autre part inciterait à une consommation responsable et durable.

 

Et, là, se pose quand même la question : qui gère l’impôt ? C’est simple, c’est l’Etat, donc les élus du peuple. Or, cela pose deux questions.

 

La première, que représentent ces élus quand moins de 25 % des électeurs les désignent ? Rien. Ils ne représentent plus rien, et, d’alternance en alternance, parce que le moindre pourcentage fera changer les majorités, nous sommes représentés par des non représentants ! Jusqu’au jour où l’auto-désignation se fera jour. N’oubliez pas : c’était il n’y a pas si longtemps, en Italie, en Allemagne, en Espagne, en Grèce ! Moins d’un siècle, moins de 50 ans. 2 ans en Pologne. 6 mois en Italie.

 

La seconde est cruciale. Pourquoi, un Français, ne déclarant pas ses impôts en France, participant, proportionnellement à sa richesse, faiblement, au paiement de la TVA et aux cotisations sociales a-t’il le droit de voter pour designer celui qui va gérer l’argent public, tandis que l’immigré, en France depuis 2, 5, 10 ou 20 ans, et qui payent ses impôts en France, cotise à la retraite, paye les cotisations Assedic, lui, ne peut pas intervenir sur les décideurs élus, qui prendront les décisions avec son argent ?

 

Etre Citoyen Français ne devrait pas dépendre que de la nationalité, mais de la participation active au fonctionnement de la Nation : les écoles, les hôpitaux, les transports, les routes, les forces de l’ordre, bref, tous les services publics, devraient avoir pour garant l’ensemble de ceux qui y participent. Immigrés, natifs, expatriés déclarant en France, …

 

Et, du reste de ne leur bénéficier qu’à eux. Vous ne déclarez pas vos impôts en France : pas de Droit de vote, pas d’accès gratuits aux services publics. A l’inverse, la participation de chaque citoyen au fonctionnement de l’Etat doit lui donner un droit de regard sur cette participation.

 

Quant à définir si le vote est le plus pertinent des modes de sélection des représentants, là aussi, posons la question ! Pourquoi n’importe quel citoyen peut être désigné à un jury d’Assises, et avoir le pouvoir de

condamner à perpétuité une personne,  élever ses enfants, choisir sa voie professionnelle, ses orientations spirituelles, amoureuses, mais n’aurait pas la capacité à représenter l’ensemble des citoyens ?

 

Une vraie refonte institutionnelle et fiscale s’impose, et elle devrait laisser largement la place au vote par tous les citoyens et à leur désignation pour une large partie par tirage au sort.

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Du revenu universel au revenu citoyen et durable

31 Octobre 2019 , Rédigé par Pierre Establet

A lire tous les travaux des économistes, hétérodoxes ou orthodoxes, la répartition des richesses produites par la croissance se concentre de plus en plus vers une minorité de personne, tandis que la croissance de la population paupérisée grandit.

 

Cela n’est tout simplement plus soutenable : les crises sociales au Chili, en Argentine, au Venezuela, en Grèce, en Bolivie, au Liban, mais aussi l’arrivée des populistes dans des pays comme les Etats Unis, la Hongrie, le Royaume Uni, leur montée en puissance en Italie, en France en Hollande, en Allemagne, en Autriche, conjointement à la masse des réfugiés fuyant soit la guerre soit la misère va engendrer un espace de violence sociale, que la non adaptation au changement climatique renforcera.

 

Il n’existera pas avant longtemps de solution globale, à l’échelle de la planète, mais il est possible d’inventer une solution locale, à l’échelle de notre pays, en se fondant sur l’idée que Benoit Hamon avait proposée lors de l’élection Présidentielle de 2017 : un revenu universel, citoyen et durable.

 

Universel : tout le monde le touchera, chaque citoyen. Citoyen : parce que ce revenu induira un comportement d’obligation de déclarer ses impôts sur le revenu en France ; et durable, parce qu’il sera vertueux par sa modernité et par la logique de son financement et privilégiera les circuits courts.

 

Son fonctionnement relèverait du principe de la "carte bleue", adossée à un GIE, dont le Conseil d’Administration représenterait toutes les composantes sociales de nos institutions (organismes de financement social, syndicats, fédérations professionnelles, élus, citoyens tirés au sort, représentant du monde associatif, …) et serait placé sous le contrôle du Conseil Economique et Environnemental.

 

Le principe est simple : définir un seuil commun de besoins (communication, alimentation, énergie, déplacements, culture, loisirs, …), établi en Mega Octet pour les communications, CO2 pour les déplacements, calories pour l’alimentation, etc.. pour chaque poste. Chaque citoyen recevra tous les mois l’équivalent pour chacun des postes, libre à lui d’en consommer moins (et de capitaliser son économie) ou plus.

 

S’il en consomme plus, alors, des taxes seront imposées, selon le principe de la progressivité, au fur et à mesure que sa consommation augmente. Ainsi, le système se financera de lui même et/ou incitera les citoyens à consommer de façon responsable. 

 

Cette approche imposera de revoir nos taux de TVA (très injustes, étant donné que riche ou pauvre payent la même part de TVA sur leur besoins vitaux).

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Sans projet collectif : le repli identitaire s'amplifie

9 Septembre 2019 , Rédigé par Pierre Establet

Un juste parmi les justes, dont le portrait a été lacéré par un de ces représentants antisémites qui condamnent la raison.

Un juste parmi les justes, dont le portrait a été lacéré par un de ces représentants antisémites qui condamnent la raison.

J'avais publié cette tribune dans le Nouvel Obs en 2013. 6 ans après, nos leaders d'opinion(s), dirigeants politiques, intellectuels, militants associatifs, humanistes et engagés sont toujours en quête d'une nouvelle référence collective. Un projet de vie. Ecologiste, social, humaniste, conquérant de nouveaux droits et bienveillant. Mais les egos sont là et face à ces egos, qui gagne ? Bolsonaro, Salvini, Orban, Trump, Jonhson,... Des populistes à courte vue. De dangereux apprentis sorciers. En face d'eux des technocrates, des gestionnaires, des banquiers.

 

Et les enjeux s'amplifient avec le changement climatique, la captation par une toute petite minorité de l'ensemble des richesses de la planète, la faible redistribution de ces richesses vers ceux qui en ont besoin. Les réponses sont des murs : En béton, en indifférence, en repli sur soi. 

Ces murs ne tiendront pas, mais à quel prix ? Combien de corps jonchent le fond de notre Méditerranée ? Combien au Soudan, au Sahel, en Erytrhée ? 

 

Au premier des séismes qui ont ensanglanté le monde durant presque 50 ans, notre arrière-grand-père paternel, italien, donnait sa vie pour la France. Il fuyait la misère italienne et laissait notre grand-mère, à cinq ans, être recueillie par son grand-père, anglais. 

 

À quatorze ans, cette toute jeune fille trouva son salut chez Simca, comme secrétaire, puis dans sa rencontre avec notre grand-père, mis à la porte à 14 ans de sa ferme des Basses-Alpes par son capitaine de père, qui préférait la bagatelle à la responsabilité. C’était le début des Guerres.

 

Les destins croisés de mes deux grand-pères

 

Durant la première des deux, un de nos arrière-grand-pères maternels recueillait dans sa ferme du Vaucluse, à 50 kilomètres de Carpentras, un prisonnier allemand, qui ainsi put rentrer chez lui, vivant et heureux, à la fin.

 

Durant celle qui suivit, le fils de cet aïeul, capturé par les Allemands, était à son tour accueilli dans la famille de cet ancien pensionnaire. Et libéré vivant et heureux. Sans haine. Ils auraient tout deux pu illustrer les vers de Brassens.

 

Après cette guerre, notre grand-père paternel, résistant, militant de gauche, même pas titulaire de son certificat d’étude, rentrera comme commis à l’hôpital de Nice. À Nice, où il résistait, sans le savoir, aux côtés de notre grand-père maternel, de droite.

 

Le grand-père paternel prendra sa retraite comme directeur de l’hôpital de Montluçon, à 50 kilomètres de Michelin, qui embauchait à tour de bras des travailleurs turcs, contre des promesses jamais tenues.

 

Notre autre grand-père, fils de négociant en matériaux du Vaucluse, devenu pharmacien, n’eut pas le temps de profiter de la retraite : il mourût d’une crise cardiaque, à 68 ans, en achetant une pièce de monnaie ancienne, grecque, à 50 kilomètres de Toulon.

 

Une famille où les étrangers sont des hôtes

 

Aujourd’hui, cent ans plus tard, nos parents, filles et fils de ces ancêtres, devenus dentiste, ingénieurs, chercheur, professeurs, sont toujours habités par l’accueil, l’écoute, la rencontre et le partage. Leurs enfants, nous, issus du mélange de pays aux frontières récentes, sont mariés à d’autres enfants du monde.

 

Leurs dix-sept petits enfants, nos enfants, sont donc français ; en même temps que russe, norvégien, irlandais, écossais, espagnol, ukrainien, américain, algérien, pieds noirs ; et même recomposés, avec des enfants issus du Maroc, de Syrie, d’Allemagne ; et même bretons, corses, provençaux et parisiens ! Et aujourd’hui retraités, les nouveaux grands-parents regardent fièrement tout ce monde, à 50 kilomètres de Vitrolles.

 

Les familles de nos aïeux mélangèrent leurs passions, leurs croyances, leur vie, leurs opinions, changeantes, parfois avec force coups de gueule, surtout pendant l’époque cruciale où la décolonisation associée à la consommation de vins locaux rythmaient les repas familiaux.

 

Oui, les adultes se disputaient, mais les différences étaient des forces, et les étrangers des hôtes. Hôtes économiques, intellectuels, militaires, familiaux. Ca gueulait, mais ça riait tout autant.

 

Le rappel douloureux de l'histoire du XXe siècle

 

L’identité française s’est forgée dans ce creuset-là. Et quand notre grand oncle, plus vieux maire de France, élu le plus longtemps, prenait la parole, c’était toujours pour trouver une solution, jamais pour désigner un bouc émissaire. Il avait connu toutes les guerres, et il est mort après avoir mené sa dernière contre un incendie, pour défendre son village, à 93 ans. Il était élu d’un village du Var, à 50 kilomètres de Brignoles.

 

Il était né l’année où Lucien Herr, bibliothécaire de l’École normale supérieure, mettait la France en garde contre les excès de la doctrine social-démocrate russe à tendance bolchevique, et celle, nationaliste allemande, qui préfigurait, dès 1870, les futures boucheries du XXe siècle. Lucien Herr, avait compris que face aux social-démocraties sans projet, les extrémismes doctrinaires finiraient par s’imposer et par ensanglanter l’Europe.

 

C’est pourquoi son combat fut de convaincre Jaurès, Zola, Blum, Peguy, Clémenceau, de montrer une autre voie, celle d’une gauche de conquêtes, républicaine et laïque, déterminée à faire de l’humanisme et du lien social ses axes politiques.

 

Hélas, Lucien Herr ne fut prophète qu’en son pays : l’Allemagne et la Russie allaient devenir les axes d’un mal qui fit plusieurs centaines de millions de morts, avec des armes pourtant conventionnelles, durant la première partie du siècle dernier.

 

Sortir de l'ignorance, ouvrir de nouvelles conquêtes

 

Cent ans plus tard, aujourd’hui, nos vieilles démocraties européennes, exclusivement gestionnaires, forgent les nouvelles armes de destructions massives, mises entre les mains des populistes de droite et de gauche qui prospèrent en Europe, les uns stigmatisant les étrangers (à quoi ?) et les autres cherchant dans de vaines références passéistes un espoir sans espoir.

 

Alors, aujourd’hui, cent ans après, il est temps de sortir de l’ignorance et de comprendre, et de montrer, la chance que nos aïeux ont eu, dans une Europe exsangue, d’être différents, donc complémentaires.

 

Oui, il est temps d’ouvrir de nouvelles conquêtes, humanistes, sociales, solidaires, transculturelles, laïques, internationales et bienveillantes. Car c’est ainsi qu’on mettra fin à la propagation galopante du racisme ordinaire, qui irrigue et contamine, chaque jour davantage, notre société en quête de repères.

 

Sinon, notre arrière-grand-père aura donné sa vie pour rien, à 50 kilomètres de la Ligue du Nord.

 

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En mémoire de Papi Henry, Mamie France, Papi Aimé et Mamie Yvonne, Tonton Marco et Tonton Maurice, nés il y a un siècle, qui ont connu les pires horreurs sans perdre l’espoir, l’enthousiasme et l’amour des autres. Et à Emmanuelle, Nora, Veïss, Fannie, Simon, Alice, Lylia, Maroussia, Louise, Chiara Maria, Flora, Valentine, Lucia, Souad, Séraphine, Mathew, et Nina, nos enfants, pour que nous leur léguions un monde joyeux, libre et fraternel.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/970698-populisme-racisme-l-identite-francaise-est-menacee-par-la-betise-et-l-ignorance.html
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L'individu egotique, l'information egopète !

2 Septembre 2014 , Rédigé par Pierre Establet

Cui cui, les carottes oui, sont cuites ! Tweet, like, followers, blog, toutinfo, post, wiki, Instagram et collégram... en moins d'une micro seconde, la planète sait tout de vous. Tout. Et rien. On parle des Grandes Oreilles de la NSA ? De Snowdenisation des esprits... Que peut bien retenir une Grande Oreille, s'il n'y a pas un Grand Cerveau derrière... Combien de milliards d'informations inutiles, mais d'apparence brillantes, sont publiées en un instant ?

J'aimerai biens avoir ce que pense la NSA de mes échanges mail avec les amis, la famille, les enfants ... "C'est chaud à Pondichéry, le Hollande était tout mou"... Information essentielle ? Pondichéry... Hollande... Crise internationale ? Est-ce Hollande, le pays, ou bien Hollande, le Président ? Et bien non, c'était un vieux bout de fromage qui trainait dans le frigo... Ils en font quoi les américains de ça ? Ils le montrent à Barak Obama ? "Attention, POTUS, y a une crise en France entre Frâânsouaaat Houlland' et l'Inde ?"... Fuckin' time...

Mais qui écrit ? Qui publie ? Qui post à tire larigots ? Nous, vous, moi, ils. Tout le monde dit en 140 signes ce que Pascal, ou Rousseau, ou Voltaire, sans Zadig, disaient dans toute une oeuvre, dans toute une vie, ... 140 signes pour dire quoi ? Pour dire rien. De la dépêche d'agence personnelle, de l'égo information. Alors, hein...

Ahhh et... Internet bride notre liberté individuelle (incroyable, pour un outil libre, non ?), verrouille notre intimité à des marchands... Oui, ils le disent, ils le pensent, et même ils l'écrivent ! Ils osent tout ! Comme disait Audiard, en moins de 140 signes "c'est même à ça qu'on les reconnait" !

Que vont faire les marchands de tout ça, à part encombrer nos boites mails de pub que personne ne prend même le temps de détruire ? Ils vont nous géolocaliser ? Hou là là... Des marketeurs vont venir à la maison porter des produits pour que je les achète ! Ca c'est du marketing, coco... pas de bol, j'ai la passion des armoires Normandes, des éléphants et des vieux frigidaires... et je vis au 8ème étage, sans ascenseur... Va falloir qu'il soit costaud le marketeur...

 

Finalement l'urgence de publier sa vie, ses envies, son avis en continu est sans doute le meilleur moyen de lutter contre l'usage que les malfaisants feront de nos données ! Ca sert à rien, ça peut même être une source de stress, mais, au moins, ça va noyer les esprits voyeurs et aml intentionnés dans un tsunami de Terra Giga Bit ! Pour rester poli, bien entendu !

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La communication, un outil de management

23 Juillet 2011 , Rédigé par Pierre Establet

Image : DP News

Construire une stratégie de la communication et la mettre en œuvre, au service du management de l'entreprise. Évaluer, analyser, faire émerger des contenus, s’appuyer sur l’interne pour promouvoir à l’extérieur, garantir cohérence et homogénéité des actions de communication, donner une identité fédératrice et partagée, s’appuyer sur l’image et la culture de l’entreprise pour asseoir sa notoriété. Planifier sans contraindre, associer. Innover sans s’en satisfaire.

Aussi est-il temps, plus que temps, même, de passer d'une communication supplétive du marketing à une communication intégrée à la structure de l'organisation. Au risque de se voir dispersée dans un tas de fonctions opérationnelles, sans réelle stratégie, la communication doit proposer une vision globale, systémique, de son rôle, de son action et de son implication quotidienne.

C'est pas gagné, tant la culture de segmentation imprègne nos communicants, formés par étapes successives de chefs de produits, étape clef où ils se spécialisent déjà dans l'une des disciplines de la communication, à Directeur de clientèle, dont les objectifs deviennent clairement commerciaux. La transversalité s'exerce dès lors au niveau de la Direction Générale, au pire, et de la Direction Conseil, au mieux. Mais combien de temps un  DG ou un DC peut-il consacrer durablement à un client sans facturer des honoraires astronomiques ?

La segmentation est donc devenu la forme taylorisée de la communication contemporaine, un peu comme dans un atelier de mécanique, il y a le carrossier, l'électricien, le préposé aux éléments roulants, celui qui vérifie les éléments de sécurité, etc. Au bilan, mise à par des démarches qualités, qu'est-ce qui garantit qu'il y a une vision globale de l'entretien du véhicule ? Rien. Et pour réparer deux éléments d’une voiture, il faut parfois faire deux arrêts au stand !

On en est là !

Qui a une vision event est-il capable ou susceptible d'avoir une vision relation presse ? Qui connaît l'influence sait-il concevoir, ou même imaginer un support éditorial ? Et même, qui sait faire un site web sait-il écrire un papier en 1500 signes ? Et pourtant qui peut décemment dire qu'il faut superposer des actions de communication sans avoir une vision globale de ses effets ? Et encore, je ne parle même pas d’évaluation…

Les agences sont organisées en « pôles ». Pôle Web, Pôle RP, pôle relation presse, pôle event, pôle print, influence, réseaux sociaux, … Et les services de communication leur ont emboîté le pas. Comme les métiers de la communication sont supposés ne jamais se croiser sous un même toit que ceux de la presse, le mur de l’incompréhension grandit entre ceux qui voudraient convaincre, mais sont perçus comme des publicitaires, et ceux qui voudraient enquêter et qui sont perçus comme des inquisiteurs. On pire, des commentateurs !

Segmentation des outils, segmentation des métiers, apartheid entre communication et information… On peut même se demander s’il n’y a pas là une forme de volontarisme managérial pour diviser, et, comme le voudrait l’adage, mieux régner.

Mais pour combien de temps ? Combien de temps un règne s’exerce t’il ? Si l’on excepte quelques grands patrons mythiques, le renouvellement des dirigeants des grands groupes est permanent, leur durée courte, en tout suffisamment pour qu’on ne puisse leur attribuer les effets – positifs ou négatifs – des stratégies qu’ils conduisent.

Il est donc urgent de revisiter notre métier, d’en comprendre les ressorts profonds, au-delà des aspects purement opérationnels, même s’il convient de les analyser eux aussi, de concevoir un véritable état de l’art, une doctrine, en débattre, échanger, se confronter, et faire émerger des pistes de progrès et d’avenir, et de ne pas s’en satisfaire. Chaque année sur le métier remettons l’ouvrage !

A défaut, les communicants deviendront soit des donneurs d’ordre soir des preneurs de commande. Plus ou moins créatifs, plus ou moins efficaces, sans qu’on connaisse en vérité la raison de cette efficacité.

La Communication doit (re)devenir un élément intégré de la stratégie de l'entreprise, se mettre au service de son objectif mais aussi participer à le définir. A leur des "influenceurs", vrais ou faux, de l'agitation des réseaux sociaux, de l'hyper exposition etc de la décroissance de l'influence des médias traditionnels, le rôle du Directeur de la Communication prend encore plus de sens. 

 

 

 

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